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Soirée RdR 2026 à Saint-Brieuc

Salle pleine, ce jeudi soir à Saint-Brieuc ! À moins d’un mois du départ de la Route du Rhum, le public était venu en nombre assister à la soirée de présentation de la course, au théâtre de La Passerelle.

Devant la salle, une exposition temporaire permettait au public de voir le trophée de la course, qui sera remis au vainqueur en Guadeloupe. À l’intérieur, les skippers Basile Bourgnon, Yves Courbon et Thierry Roger les attendaient sur scène.

En ouverture de la soirée, l’auditoire très nombreux a pu visionner un touchant documentaire sur Basile Bourgnon. Ce sympathique skipper d’un trimaran « Ocean Fifty » est bien le digne fils de son père, Laurent Bourgnon, qui fut le seul à remporter deux fois la Route du Rhum.

La deuxième partie de la soirée était consacrée à la présentation des trois skippers invités.

Vedette de la soirée, avec son sourire baraqué, Basile Bourgnon expliqua longuement l’héritage maritime de son père et ses ambitions sur cette Route du Rhum. Il annonce clairement la couleur : il n’est pas là pour faire de la figuration. Son objectif : gagner la Route du Rhum dans la catégorie des Ocean Fifty, multicoques sur-vitaminés de 15m de long.

Yves Courbon, qui s’alignera pour la deuxième fois en Class 40, expliqua quant à lui ce qui le motivait à revenir disputer cette course, après un premier échec et un abandon dans l’édition précédente.

Doyen des trois skippers présents, Thierry Roger apportait un éclairage sympathique sur les « Vintage Multis, cette catégorie qui n’a aucune chance de figurer au palmarès final de la course.

Son trimaran, un p’tit jaune comme on aime à les appeler, soutenu par la ville de Perros Guirec, fait partie des bateaux historiques de cette course transatlantique. Il est assez similaire au trimaran de Mike Birch, qui gagna la première édition de la course en 1978. Aujourd’hui, avec ce petit voilier intemporel, Thierry Roger expliqua qu’il n’a évidemment aucun espoir de remporter cette course.  Le défi est personnel, plus intérieur : tout simplement participer et arriver de l’autre côté, en Guadeloupe. Là où Basile Bourgnon espère gagner sa classe en 9 ou 10 jours de traversée, Thierry, lui, espère descendre sous la barre des 21 jours.

Thierry Roger expliqua aussi que le premier défi était tout d’abord d’arriver à être sur la ligne de départ, lui qui peine encore à boucler son budget de course. Les petits multicoques historiques ont certes la sympathie du public, mais intéressent malheureusement moins les sponsors. Et Thierry de rappeler que l’histoire de la Route du Rhum a commencé avec des bateaux similaires au sien et que rien n’existerait probablement, aujourd’hui, sans ces petits trimarans…

La soirée s’est achevée par un jeu de questions-réponses passionné entre le public, parfois jeune, et les skippers.

Nul doute que ce public est reparti avec des rêves de grand large plein la tête et qu’il suivra avec intérêt chacun de ces sympathiques marins, pendant cette Route du Rhum 2026.